s'aimer pour s'assumer
Salut, comment tu vas?
Ça fait un moment que je n’avais pas pris le temps de me pauser et de parler un peu avec toi! Ça m’a vraiment manqué! ♡

Il s’en est passé des choses! C’est peut-être pour ça que j’ai mis autant de temps, parce que je n’étais pas prête à pauser mes idées. J’avais un tourbillon dans la tête!

La dernière fois que je t’ai écrit c’est quand je te disais que mon voyage en Thaïlande m’avait ouvert les yeux sur plein de choses. Il m’a fait prendre conscience que je devais quitter cette vie que j’avais commencé à construire à Liverpool, parce qu’elle ne me ressemblait pas.
C’est donc ce que j’ai fais, j’ai tout quitté et j’ai rejoint ma meilleure amie à Marseille. Et puis j’ai recommencé à zéro, comme je l’ai souvent fait.

Tout reconstruire c’est fatigant, ça demande de l’énergie! J’étais fatigué! Fatigué de cette dernière année qui m’avait fait quitter subitement Montréal pour l’Angleterre avec un couple aux bases peu solides et dans lequel je ne me reconnaissais plus.

À Liverpool je me suis isolé, j’ai eu peur, peur de cette langue à l’accent méconnu, je n’avais plus aucun repère. Pourtant à Montréal je n’avais pas plus de repère et leur accent aussi me faisait flipper. Pour autant je m’y sentais bien et j’avais envie de m’ouvrir à ce monde inconnu.
Alors que Liverpool, kedal!! Vraiment! Je ne me sentais pas chez moi et en vrai, je ne savais pas vraiment ce que je faisais là, mise à part pour le rêve professionnel de mon gars et pour « la découverte du monde ».

J’ai donc eu beaucoup de temps pour me retrouver face à moi-même, penser, remettre en question, me chercher, me perdre, et de temps en temps me trouver… Et puis au fil des jours je commençais à comprendre un peu mieux ce vers quoi j’attirais, mes valeurs profondes, mon moi subtile… J’avais peur, parce que je savais que si je laissais sortir ça au grand jour, je ne serais plus en adéquation avec cette vie que je venais à peine de recommencer! Mais je devais assumer qui j’étais!

Si j’assumais, il fallait que j’agisse et fasse le choix de changer encore de vie pour que je sois en accord avec moi-même!

Et c’est à partir de ce moment-là que tout a commencé! À partir de ce jour, je me suis juré que mes actions devraient toujours être en accord avec mes pensées!

Mais parfois c’est compliqué pour moi d’assumer tous ces changements. Ces derniers temps j’ai remis beaucoup de choses en question, ce qui m’a fait prendre des chemins différents. Je me sens nager à contre-courant, et il y a des jours où je bois la tasse et me galère un peu.
Le fait de penser en dehors de la norme t’amène souvent à devoir argumenter ton cheminement, à expliquer, à être incomprise, à remettre en question tout ce que tu as décortiqué pendant des mois. C’est d’une richesse incroyable puisque ça te pousse à toujours aller plus loin dans ton résonnement, à le consolider si tu es vraiment en accord avec, ou à le déconstruire et le reconstruire, si finalement tu n’es pas complètement d’accord avec.

Malgré cette richesse, il y a des jours où ça te donne mal au crâne! Parce que je n’ai pas toujours envie d’argumenter, et j’en suis pas obligé je le sais, mais il y a une partie de moi qui a envie d’être aimée et acceptée. J’ai donc envie d’être comprise et validé par les autres.

C’est donc là que commence cet autre travail, celui d’apprendre à s’aimer sincèrement, de manière humble et profonde, pour ne plus avoir besoin d’être validé par ceux qui t’entourent, que ce soit ta famille, tes amis, les voisins, les gens de cette planète…

S’aimer pour s’assumer ou s’assumer pour s’aimer?

Je pense qu’il faut une base d’amour pour être capable de s’assumer, une force intérieur, être capable de ne pas porter attention aux regards extérieurs. J’ai l’impression que c’est un cercle vertueux, que si tu t’aimes alors tu t’acceptes et t’assumes un peu plus. Et plus tu t’assumes, moins tu n’as peur d’être toi, et deviens capable de t’aimer tel que tu es en laissant vivre ton véritable toi (qui évolue au fil du temps).

Si toi aussi tu te retrouves dans cette situation, je sais à quel point c’est compliqué! Je sais à quel point ce combat est épuisant et qu’il conditionne bon nombre de tes réactions et interactions. Mais sache qu’il en vaut vraiment la peine, c’est une libération!
Sache aussi que c’est un chemin tumultueux! Il y a des jours où ta va penser que « ça y est c’est bon c’est dans la poche tu t’aimes »! Et le lendemain, sans comprendre ni pourquoi ni comment, tu te rends comptes que le chemin est encore trèèès long! Mais c’est pas grave, accepte.
Ça prendra le temps qu’il faut, soi juste bienveillant avec toi-même, ne te flagelle pas, prend le temps qu’il te faut!

Tu sais ça fait maintenant 3 ans que je cours intensément après cette paix intérieur. Ce n’est pas toujours facile, mais ces périodes de doutes et de vulnérabilités sont nécessaires puisqu’elles te font ressortir des choses enfouies, pas agréables, mais qui doivent sortir un jours ou l’autre. Elles te permettent de comprendre ce qui te bloque pour accéder à cet amour de soi. Il faut donc vraiment prendre le temps d’aller chercher ces choses perdues dans les fins fond de ton être, pour les décortiquer et les affronter.
Une fois qu’elles seront sorties, écoutés, comprises et apaisés alors tu te délesteras de ces poids.

C’est plus facile à dire qu’à faire, hein? ツ

2018-04-22T09:11:07+00:00 avril 22nd, 2018|Dans ma tête|0 Comments

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